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tentatives sonores pour un espace localisé

travail sur l'instrument issu des recherches menées dans le cadre du projet ICI... POUR L'INSTANT

 

Habiter un instrument...

Nous continuons nos recherches sur la corde tendue en imaginant un instrument à plat, constitué de cordes et de résonateurs. Il sera mis en son par l’intermédiaire d’électroaimants. Les musiciens n’interviendrons que sur la tension des cordes.

Habiter, c’est s’accorder avec son environnement. C’est à partir de ce postulat que nous expérimenterons la conception de cet instrument.

 

Note d’ Antoine Cauche, luthier

"Notions d’habitat, de lieux de résidence, mise en vibration des matières, des objets, résonance de notre corps avec notre environnement immédiat.

Travail autour des résonances à la fréquence de 50 hertz, commune aux objets électriques du quotidien qui composent notre environnement sonore et notre habitat.

A titre d’exemple la corde la plus grave de la contre-basse est un Mi à 41 hertz. L’Octobasse de J-B Vuillaume (1850) est l’instrument acoustique le plus grave réalisé, avec l’orgue de 32 pieds et le piano Bösendorfer 290. Sa longueur de cordes vibrantes est de 220 cm et elle descend au Do à 16 hertz, à la limite de l’audible.

Et que se passe t’il, justement, lorsque l’on approche de cette limite de l’audible, du côté des infra-basses? Comment réagit notre corps à cet environnement-habitat sonore?

La Vina indienne, avec son manche creux et ses deux résonateurs aux extrémités, me semble particulièrement adapté à la réalisation d’un prototype polyvalent pour le projet. Il permet d’expérimenter de grandes longueurs de cordes, et des résonateurs avec bois et peau simultanément, de déplacer les chevalets ou stimulateurs électro-magnétiques."

 

Expérience 1

Cargill-bassin base sous marine de Saint-Nazaire (44)

 

Point de départ : la fréquence de l'usine Cargill.

C’est autour de ce son continu que nous improviserons une partition composée d’harmoniques de cette fréquence et jouées sur des guitares à plats.

Espace sonore : les bouées maritimes à quai

Nous utiliserons ces objets comme résonateurs. A l’aide de hauts parleurs de surfaces, nous viendrons les mettre en résonance et jouer de leurs spécificités acoustiques pour diffuser le son. Notre envie est de jouer sur l’effet «doppler » en s’approchant de celles-ci ou en s’éloignant en frottement avec la fréquence de l’usine.

L’auditeur/spectateur se promène ainsi au milieu de ces bouées, écrivant ainsi sa propre partition, créant ses propres effets d’écoutes en fonction de sa position dans l’espace.

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dessins © Mathieu Delalle